[My heart skips along with the disk over the words you didn't say]
Ch.1 Sisyphe
Je restai un certain temps étendue là, le corps embrassé aux courbes de mon lit, la tête tournée vers la table de chevet, à fixer le cadran du réveil matin.
Je regardai, les yeux tout grands, comme ébahie, hypnotisée, les secondes, lentement, paresseusement, tracer le vide, en cercles lents. Soixante déclics aussi vaporeux que le bruit des pas de quelqu'un dans une cage d'escalier qui laisse entendre qu'il s'approche, mais on ne le croise jamais. Encore et encore, de plus en plus lourdes, plus en plus lentes. J’avais toujours cru que regarder le temps passer aidait à le faire oublier, mais encore là, encore, je m’étais trompée. Le son des aiguilles, muet au reste du monde, semblait être la seule chose audible à mon oreille pressée contre l’oreiller. Il semblait envahir ma boîte crânienne, jusqu’aux moindres recoins, dominant sur ma pensée en endormant ma conscience dans un sommeil de mi-mort, se divisant en vagues fluides de non-matière, ne laissant aucune place pour la moindre pensée futile. J’avais l’impression, en un certain sens, que le temps avait fondu en moi, d’avoir le pouvoir de faire fondre le temps.
Pourtant, à chaque seconde qui passaient, chaque petit déclic me rappelait que je devrais, que j’allais me lever, sentence de mort d'âme à mes oreilles, et cela de plus en plus tôt.
Je fermai mes paupières et pendant le temps d’une seconde, le temps d’un silence, entre deux déclics fatals, je rêvai que j’étais ailleurs et qu’il ni avait rien d’autre que toutes choses se trouvant autour de moi à ce moment précis, soit le noir à l’état pur. Le temps de cette seconde, j’étais maître d’absolument tout, d’absolument rien, mais je perdais tout lorsque que la seconde prenait fin.
Une migraine atroce me vint alors; je s’avais que toute cette puissance n’y changerait rien. Une peine aveuglante s’attaqua à mon cerveau, tel un éclair vicieux naissant de l’extrémité de mes doigts de pieds et allant se loger dans mon crâne. Apeurée, affolée et ne voulant que se défaire de ce soudain malaise, de ce piège répétitif, je jetai l’horloge, d’un mouvement brusque, le plus loin possible de mon lit, de moi, prétendant que de ce fait le mal se tairait. L’horloge s’écrasa sur le sol, s’arrêtant net, à tout jamais, dans un fracas que seule je pouvais entendre, et que personne d'autre n'entendrait jamais, dans ce grand apartement vide.
Enfin, la paix intérieure. Le silence, aucune preuve du temps qui s’écoulait et qui réussissait sans cesse à se glisser entre mes doigts, comme du sable fin.
En un soupir de contentement, je pu retourner à mes pensées neutres, douces et réconfortantes, comme de la musique jouée par les vagues caressant le sable sur une plage, loin, très loin d’ici, par exemple, jusqu’à ce que, quelques secondes plus tard à peine (si je n’avais pas fait fondre le temps), une tache rouge recouvre la paroi intérieure de mes paupières.
Encore une fois, j’avais été trompée par moi-même.
Le soleil s’était levé. Le temps ne s’était jamais arrêté.
Je n’avais aucun pouvoir, je n’était qu’une misérable mortelle condamnée à souffrir du pire des châtiments existant sur cette cruelle planète, mais tellement commun que personne n’y pensait plus, comme la guerre ou les gens qui meurent pour leur religion, vue à la télévision:
La routine.
J'ouvres les yeux, pour de vrai, cette fois. Mon Dieu, je divagues. J'ai besoin d'un café.
Je déteste ces moments entre le sommeil et l'éveil que l'on a parfois le matin. Dans ces moments, tout semble tellement lucide, comme si on tenait le passé, le présent et le futur tous en même temps dans nos mains. Mais tout s'évapore dès que l'on ouvre les yeux.
D’un geste brusque et frustré, je me dégage de sous les lourdes couvertures de duvet bleu, soupire. Puis, suivant un regard jeté rapidement au cadran intact sur la table de chevet me confirmant que je vais être en retard, je bondit et descend deux par deux les marches qui mènent à la cuisine. Je me sens toute croche, j'ai des papillons dans l'estomac, comme si j'avais bu cinq cafés. Une grosse larme coule sur ma joue alors que je mord dans ma toast. Merde, je deviens complètement folle. Je l'essuie rapidement du revers de la main. Je dois être dans ma semaine ou de quoi. C'est rien, c'est normal. Je veux dire, il ne se passe absolument rien ma grande - bon d'accord, c'est lundi, mais c'est un lundi comme les autres. Reprends-toi.
Sur cette pensée, je détourne mes yeux vers les cadres sur les murs avec des photos de gens que j'aime, ma mère, ma soeur avec mon chien, mon amie d'enfance Stéphanie et moi à mon 30e anniversaire il y a trois ans. Toutes les photos me regardent dans les yeux, me sourient, comme pour me dire: "relax". Oui, il y en a des gens qui t'aiment. Paniques-pas.
Je prends une première gorgée. C'est drôle, le café c'était une boisson qui me dégouttait quand j'étais petite, et je me rappelle avoir tant détesté l'odeur dans l'haleine de ma mère quand elle m'embrassait... Mais aujourd'hui, c'est ce souvenir qui fait que j'aime ca et que j'en boit tous les matins, comme elle faisait. C'est comme si elle était toujours là, avec moi, le matin.
Je dépose ma tasse et me dirige vers la porte ou le journal du matin m'attends. Je le lirai dans l'autobus aujourd'hui, je suis trop en retard. Les lignes de la une défilent sous mes yeux, mais il semble que ce blah-blah politique n'accroche pas mon regard et je ne peux sincèrement pas me rappeler ce que j'ai lu dix minutes plus tard, quand j'ouvres la porte et me dirige vers la sortie du bloc apartement. Avant de savoir lire, je me rappelle, je m'emparrait du journal du matin de maman - qu'elle n'avait jamais le temps de finir de toute façon -, prennais un crayon de cire dans chacune de mes mains et me mettait, trait par trait, à dessiner des oiseaux, des fleurs, des soleils, des sourires innocents et des arc-en-ciel. Il me fallait faire bien attention d’être seule dans la pièce, de ne pas être surprise à, oh, horreur!, " jouer ". Satisfaite, je ne pouvais m’empêcher de sourire en admirant mon travail. J'avais fait si peu, mais déjà de la couleur dans cet univers trop triste en noir et blanc de chiffres et de lettres qui n’avaient, de toute façon, jamais fait de sens à mes yeux. Je sens un sourire s'esquisser sur mon visage. Faut croire qu'il y a des choses qui ne changent pas, malgré tout.
Il y a plein d'affaires dans ma cuisine. Par exemple, dans l’armoire à portée de la main de l'endroit ou je m'assied tous les jours entre 7h30 et 7h45 il y a un album de photographie. Je ne l’ai pas regardé depuis des lustres, même s’il estdans mes champs de vision à chaque jour. Il est devenu transparent. C’est étrange, combien on regarde peu les choses nous revenant quotidiennement à la vue avec intérêt. Mes meilleures années sont enfermées dans les pages de cet album; je m'en remettrait pas de le perdre.
Ca me fait bien rire, je me rappelle une image en particulier, sur laquelle j'ai tant de fois glissé le bout des doigts, rêveuse, comme si en frottant la surface je pourrait rendre le souvenir réel et présent. Mais mon coeur a été brisé plusieurs fois depuis cette époque, et j'ai fort heureusement révisé mes vues sur ce que c'est, l'amour.
Ce n’était en fait qu’une photographie de moi, à peu près à 15 ans. Simplette, un sourire innocent aux lèvres que j’avais dû perdre depuis, je ne savais pas exactement où, ou encore comment le retrouver. Mais je me dit que si je le retrouvais, j'aurais peur que quelqu'un le voit sur moi. J'avais l'air tellement fragile, tellement... enfant. Je suis une femme, forte, indépendante, maintenant. La photo, c'était moi debout à côté d’un homme d'une dizaine d'année de plus que moi, ce qui lui donnait dans les 25 ans. Sur cette photographie, il me serait très fort dans ses bras, et il souriait aussi. Un sourire sans ombre, sans compromis, contrairement au mien qui, je le savais, exprimait beaucoup plus. J’étais follement éprise d’amour de l’homme qui me prenait sans l'ombre d'une autre intention dans ses bras que pour la photographie. J’étais heureuse; j’étais près de lui. Combien d’heures avais-je passées, mon cœur d’enfant étendu sur mon lit à regarder cette image, attendant le jour où, par un quelconque miracle de voir l’homme de tout mes rêves apparaître dans le cadre de ma porte et me dire qu’il m’aimait, tout comme je l’aimais, et me dire qu’il soupirait mon nom avant de s’assoupir chaque nuits, tout comme je soupirais le sien? Ce jour n’arriva jamais. J’avais attendu pour rien. Déception; "une émotion que je ne connais que trop bien", je m'étais dit. Je me rappelle; cela fait déjà quelques années, mais je m’en rappelle comme si c’était hier; c’était la dernière fois que j’avais ouvert mon cœur à quelqu’un, et ça avait vraiment fait mal... mais bon, j'imagines que c'est de même pour tout le monde.
Ch.1 Sisyphe
Je restai un certain temps étendue là, le corps embrassé aux courbes de mon lit, la tête tournée vers la table de chevet, à fixer le cadran du réveil matin.
Je regardai, les yeux tout grands, comme ébahie, hypnotisée, les secondes, lentement, paresseusement, tracer le vide, en cercles lents. Soixante déclics aussi vaporeux que le bruit des pas de quelqu'un dans une cage d'escalier qui laisse entendre qu'il s'approche, mais on ne le croise jamais. Encore et encore, de plus en plus lourdes, plus en plus lentes. J’avais toujours cru que regarder le temps passer aidait à le faire oublier, mais encore là, encore, je m’étais trompée. Le son des aiguilles, muet au reste du monde, semblait être la seule chose audible à mon oreille pressée contre l’oreiller. Il semblait envahir ma boîte crânienne, jusqu’aux moindres recoins, dominant sur ma pensée en endormant ma conscience dans un sommeil de mi-mort, se divisant en vagues fluides de non-matière, ne laissant aucune place pour la moindre pensée futile. J’avais l’impression, en un certain sens, que le temps avait fondu en moi, d’avoir le pouvoir de faire fondre le temps.
Pourtant, à chaque seconde qui passaient, chaque petit déclic me rappelait que je devrais, que j’allais me lever, sentence de mort d'âme à mes oreilles, et cela de plus en plus tôt.
Je fermai mes paupières et pendant le temps d’une seconde, le temps d’un silence, entre deux déclics fatals, je rêvai que j’étais ailleurs et qu’il ni avait rien d’autre que toutes choses se trouvant autour de moi à ce moment précis, soit le noir à l’état pur. Le temps de cette seconde, j’étais maître d’absolument tout, d’absolument rien, mais je perdais tout lorsque que la seconde prenait fin.
Une migraine atroce me vint alors; je s’avais que toute cette puissance n’y changerait rien. Une peine aveuglante s’attaqua à mon cerveau, tel un éclair vicieux naissant de l’extrémité de mes doigts de pieds et allant se loger dans mon crâne. Apeurée, affolée et ne voulant que se défaire de ce soudain malaise, de ce piège répétitif, je jetai l’horloge, d’un mouvement brusque, le plus loin possible de mon lit, de moi, prétendant que de ce fait le mal se tairait. L’horloge s’écrasa sur le sol, s’arrêtant net, à tout jamais, dans un fracas que seule je pouvais entendre, et que personne d'autre n'entendrait jamais, dans ce grand apartement vide.
Enfin, la paix intérieure. Le silence, aucune preuve du temps qui s’écoulait et qui réussissait sans cesse à se glisser entre mes doigts, comme du sable fin.
En un soupir de contentement, je pu retourner à mes pensées neutres, douces et réconfortantes, comme de la musique jouée par les vagues caressant le sable sur une plage, loin, très loin d’ici, par exemple, jusqu’à ce que, quelques secondes plus tard à peine (si je n’avais pas fait fondre le temps), une tache rouge recouvre la paroi intérieure de mes paupières.
Encore une fois, j’avais été trompée par moi-même.
Le soleil s’était levé. Le temps ne s’était jamais arrêté.
Je n’avais aucun pouvoir, je n’était qu’une misérable mortelle condamnée à souffrir du pire des châtiments existant sur cette cruelle planète, mais tellement commun que personne n’y pensait plus, comme la guerre ou les gens qui meurent pour leur religion, vue à la télévision:
La routine.
J'ouvres les yeux, pour de vrai, cette fois. Mon Dieu, je divagues. J'ai besoin d'un café.
Je déteste ces moments entre le sommeil et l'éveil que l'on a parfois le matin. Dans ces moments, tout semble tellement lucide, comme si on tenait le passé, le présent et le futur tous en même temps dans nos mains. Mais tout s'évapore dès que l'on ouvre les yeux.
D’un geste brusque et frustré, je me dégage de sous les lourdes couvertures de duvet bleu, soupire. Puis, suivant un regard jeté rapidement au cadran intact sur la table de chevet me confirmant que je vais être en retard, je bondit et descend deux par deux les marches qui mènent à la cuisine. Je me sens toute croche, j'ai des papillons dans l'estomac, comme si j'avais bu cinq cafés. Une grosse larme coule sur ma joue alors que je mord dans ma toast. Merde, je deviens complètement folle. Je l'essuie rapidement du revers de la main. Je dois être dans ma semaine ou de quoi. C'est rien, c'est normal. Je veux dire, il ne se passe absolument rien ma grande - bon d'accord, c'est lundi, mais c'est un lundi comme les autres. Reprends-toi.
Sur cette pensée, je détourne mes yeux vers les cadres sur les murs avec des photos de gens que j'aime, ma mère, ma soeur avec mon chien, mon amie d'enfance Stéphanie et moi à mon 30e anniversaire il y a trois ans. Toutes les photos me regardent dans les yeux, me sourient, comme pour me dire: "relax". Oui, il y en a des gens qui t'aiment. Paniques-pas.
Je prends une première gorgée. C'est drôle, le café c'était une boisson qui me dégouttait quand j'étais petite, et je me rappelle avoir tant détesté l'odeur dans l'haleine de ma mère quand elle m'embrassait... Mais aujourd'hui, c'est ce souvenir qui fait que j'aime ca et que j'en boit tous les matins, comme elle faisait. C'est comme si elle était toujours là, avec moi, le matin.
Je dépose ma tasse et me dirige vers la porte ou le journal du matin m'attends. Je le lirai dans l'autobus aujourd'hui, je suis trop en retard. Les lignes de la une défilent sous mes yeux, mais il semble que ce blah-blah politique n'accroche pas mon regard et je ne peux sincèrement pas me rappeler ce que j'ai lu dix minutes plus tard, quand j'ouvres la porte et me dirige vers la sortie du bloc apartement. Avant de savoir lire, je me rappelle, je m'emparrait du journal du matin de maman - qu'elle n'avait jamais le temps de finir de toute façon -, prennais un crayon de cire dans chacune de mes mains et me mettait, trait par trait, à dessiner des oiseaux, des fleurs, des soleils, des sourires innocents et des arc-en-ciel. Il me fallait faire bien attention d’être seule dans la pièce, de ne pas être surprise à, oh, horreur!, " jouer ". Satisfaite, je ne pouvais m’empêcher de sourire en admirant mon travail. J'avais fait si peu, mais déjà de la couleur dans cet univers trop triste en noir et blanc de chiffres et de lettres qui n’avaient, de toute façon, jamais fait de sens à mes yeux. Je sens un sourire s'esquisser sur mon visage. Faut croire qu'il y a des choses qui ne changent pas, malgré tout.
Il y a plein d'affaires dans ma cuisine. Par exemple, dans l’armoire à portée de la main de l'endroit ou je m'assied tous les jours entre 7h30 et 7h45 il y a un album de photographie. Je ne l’ai pas regardé depuis des lustres, même s’il estdans mes champs de vision à chaque jour. Il est devenu transparent. C’est étrange, combien on regarde peu les choses nous revenant quotidiennement à la vue avec intérêt. Mes meilleures années sont enfermées dans les pages de cet album; je m'en remettrait pas de le perdre.
Ca me fait bien rire, je me rappelle une image en particulier, sur laquelle j'ai tant de fois glissé le bout des doigts, rêveuse, comme si en frottant la surface je pourrait rendre le souvenir réel et présent. Mais mon coeur a été brisé plusieurs fois depuis cette époque, et j'ai fort heureusement révisé mes vues sur ce que c'est, l'amour.
Ce n’était en fait qu’une photographie de moi, à peu près à 15 ans. Simplette, un sourire innocent aux lèvres que j’avais dû perdre depuis, je ne savais pas exactement où, ou encore comment le retrouver. Mais je me dit que si je le retrouvais, j'aurais peur que quelqu'un le voit sur moi. J'avais l'air tellement fragile, tellement... enfant. Je suis une femme, forte, indépendante, maintenant. La photo, c'était moi debout à côté d’un homme d'une dizaine d'année de plus que moi, ce qui lui donnait dans les 25 ans. Sur cette photographie, il me serait très fort dans ses bras, et il souriait aussi. Un sourire sans ombre, sans compromis, contrairement au mien qui, je le savais, exprimait beaucoup plus. J’étais follement éprise d’amour de l’homme qui me prenait sans l'ombre d'une autre intention dans ses bras que pour la photographie. J’étais heureuse; j’étais près de lui. Combien d’heures avais-je passées, mon cœur d’enfant étendu sur mon lit à regarder cette image, attendant le jour où, par un quelconque miracle de voir l’homme de tout mes rêves apparaître dans le cadre de ma porte et me dire qu’il m’aimait, tout comme je l’aimais, et me dire qu’il soupirait mon nom avant de s’assoupir chaque nuits, tout comme je soupirais le sien? Ce jour n’arriva jamais. J’avais attendu pour rien. Déception; "une émotion que je ne connais que trop bien", je m'étais dit. Je me rappelle; cela fait déjà quelques années, mais je m’en rappelle comme si c’était hier; c’était la dernière fois que j’avais ouvert mon cœur à quelqu’un, et ça avait vraiment fait mal... mais bon, j'imagines que c'est de même pour tout le monde.
C'est sûr, je ne savais pas ce que peut être le bonheur . J’ai cru le savoir lorsque j’avais 15 ans, puis quelques autres fois dans ma vie après, mais souvent rapidement je me suis rendue compte que c’était une illusion. Ou l’était-ce? Peut-être que le bonheur est vraiment une illusion? Après tout, qui sait, ah puis merde, là je suis vraiment en retard.
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